La science
DreamShared écrit les rêves à la voix, laisse choisir avec qui les partager, et vise une fenêtre de sommeil léger pour réveiller. Ce que nous affirmons : raconter un rêve le retient, et le partager rapproche celui qui écoute. Ce que nous n'affirmons pas : que l'app mesure le sommeil comme un laboratoire, qu'elle repère quoi que ce soit dans une nuit, ou qu'elle sache ce qu'un rêve veut dire. Cette page tient les deux colonnes à jour.
Aucune des personnes nommées sur cette page n'est associée à DreamShared, ni comme conseillère, ni comme partenaire, ni à aucun autre titre. Nous citons des travaux publiés, comme n'importe quel lecteur peut le faire. Le jour où des chercheurs travailleront avec nous, ce sera écrit ici, avec leur accord et sous leur nom.
Ce que dit la recherche
Des laboratoires publient sur le rêve depuis des décennies : sur ce qu'il fait à la mémoire et aux émotions, sur la façon dont on s'en souvient, et depuis peu sur ce qui se passe quand on le raconte à quelqu'un. Voici les travaux qui ont orienté nos choix, avec ce que nous en retenons et ce que nous n'en tirons pas.
Leurs travaux portent sur ce qui se produit quand un rêve est raconté à quelqu'un. Ils ont mis à l'épreuve une hypothèse contre-intuitive : c'est l'empathie de la personne qui écoute envers le rêveur qui augmente, et pas seulement le confort du rêveur. Pour DreamShared, c'est la référence qui compte le plus, parce qu'elle porte sur le geste même du produit. Partager un rêve n'est pas une couche sociale posée sur un carnet, c'est ce qui fait quelque chose. Leur projet public DreamsID associe d'ailleurs une discussion de rêve à une peinture réalisée pendant l'échange. DreamShared peint aussi les rêves : le rapprochement est le nôtre, pas le leur.
« Testing the Empathy Theory of Dreaming », Frontiers in Psychology, 2019. Ouvrage : The Science and Art of Dreaming, Routledge, 2023.Hypothèse testée et publiée, pas un consensusSes travaux portent sur le rêve et la régulation des émotions, et s'appuient sur de grands relevés de récits : plus de trois mille témoignages recueillis pendant le confinement de 2020. La méthode nous importe autant que les résultats. Elle montre qu'on étudie le rêve par le récit, en nombre, et que des récits datés constituent un matériau de recherche légitime. C'est exactement ce que DreamShared accumule, à sa petite échelle.
Recherches sur le rappel des rêves et le rêve comme régulateur émotionnel.Elles étudient les comportements du sommeil et le dialogue en temps réel avec des rêveurs lucides : on peut poser une question à quelqu'un qui rêve et obtenir une réponse, pendant le rêve. Le rêve n'est donc pas hors d'atteinte de l'observation, et c'est ce qui autorise à en parler autrement que par la croyance. Les banques de rêves étudiées à la Pitié-Salpêtrière montrent par ailleurs que certains contenus oniriques restent stables sur plusieurs décennies.
Travaux sur les parasomnies, le contenu onirique et le rêve lucide en laboratoire.Cauchemars, mémoire et rêves récurrents. Leur champ éclaire une distinction que l'app tient : un cauchemar réveille, un mauvais rêve non, et la récurrence d'un motif est un fait observable, pas un présage. DreamShared se limite à signaler qu'un motif revient, avec le compte réel de ses occurrences. Ce qu'il faut en faire ne se décide pas dans une application.
Recherches sur les cauchemars, la consolidation mnésique et les rêves récurrents.Plus de deux cents publications, dont deux objets nous concernent directement. L'hypothèse de continuité d'abord : ce qui occupe la vie éveillée se retrouve dans le rêve. Le rappel des rêves ensuite, qui varie énormément d'une personne à l'autre et qui s'entretient. Tenir un carnet fait partie des facteurs associés à un meilleur rappel. C'est la boucle du produit, et c'est la seule promesse d'efficacité que nous nous autorisions : noter ses rêves aide à s'en souvenir.
Travaux sur la continuité veille / rêve et sur les déterminants du rappel onirique.Association documentée, pas une garantie individuelleSes travaux portent sur le rêve comme espace de résolution de problèmes : se poser une question précise avant de dormir, puis regarder ce que la nuit en fait. Notre base documentaire range cette pratique parmi les usages étudiés et rapportés, jamais parmi les recettes garanties.
Recherches sur l'incubation de rêve et la créativité.Cette liste n'est ni une bibliographie exhaustive, ni un comité. Si une attribution vous paraît inexacte, écrivez à contact@dreamshared.com : nous corrigerons, et nous préférons corriger que défendre.
Ce que l'app sait, et ce qu'elle ne sait pas
Chaque fiche du dictionnaire, chaque article et chaque phrase d'analyse est rangée dans l'une de ces trois cases. La règle est simple : ne jamais faire passer un cran pour l'autre. C'est ce qui sépare un contenu crédible d'un horoscope.
Reproduit, consensuel. L'atonie musculaire du sommeil paradoxal. L'existence du rêve lucide, vérifiée en laboratoire par signalement oculaire depuis les années 1970. On l'écrit sans précaution parce qu'il n'y en a pas à prendre.
Publié, discuté, pas tranché. La simulation de menace, la fabrication du rêve au micro-réveil, la théorie empathique du rêve citée plus haut. On la présente comme une piste, avec le nom de qui la défend.
Ni prouvé ni réfuté, annoncé comme tel. Les lectures symboliques du dictionnaire en font partie : elles racontent une culture, elles ne mesurent rien. Les faire passer pour de la science serait le plus court chemin vers la voyance.
L'application suit la nuit avec le capteur de mouvement d'un téléphone posé sur le lit. Voilà, sans enrobage, ce que cela permet et ce que cela interdit.
Le téléphone compte le mouvement par tranches de trente secondes. De là, l'app distingue deux niveaux : sommeil léger ou paradoxal d'un côté, sommeil profond de l'autre. Séparer réellement les trois demanderait d'autres signaux (fréquence cardiaque, activité électrique du cerveau) que l'app n'a pas. Ce n'est pas un examen.
Elles sont déduites de cette même courbe, et portent donc la même incertitude qu'elle. L'app propose un moment de réveil probable, elle ne constate pas un rêve en cours.
Les taux d'accord que nous mesurons le sont contre des nuits simulées, pas contre des enregistrements de polysomnographie. Tant qu'une comparaison à une vérité terrain n'a pas eu lieu, nous parlons de cohérence interne et surtout pas d'exactitude. C'est la différence entre un produit honnête et un dispositif médical déguisé.
L'app ne dépiste rien et ne cherche rien à dépister. Elle décrit une nuit. Si quelque chose inquiète dans le sommeil de quelqu'un, la personne compétente est un médecin, pas une courbe sur un écran.
Un modèle de langage produit les lectures et les rapprochements de symboles. Ce sont des propositions à confronter à sa propre nuit. Aucun système ne sait ce qu'un rêve veut dire, et celui-ci moins que le rêveur.
La série détaillée des mouvements de la nuit reste sur le téléphone. Seul le résumé de la nuit est enregistré. C'est une contrainte pour nous, et c'est le bon sens du côté du dormeur.
Programme en préparation
Quels thèmes les participants retrouvent-ils dans leurs récits au fil des semaines, et dans quelle mesure valident-ils les rapprochements proposés ? Notre protocole de pilote part de cette question. Il prévoit une participation volontaire, des récits choisis et une évaluation humaine.
Le pilote n’est pas encore ouvert. Son lancement demande un responsable d’étude et un cadre de données validé. Aucun résultat scientifique ni partenariat n’est annoncé à ce stade.
Le programme, le porteur et les possibilités de collaboration →
Qui construit DreamShared
La plupart des applications qui occupent le soir sont conçues pour retenir. Celle-ci est conçue pour se refermer. Ce n'est pas une posture morale, c'est une conséquence du modèle économique : nous n'avons rien à gagner à ce que quelqu'un reste devant un écran à minuit.
DreamShared est édité par une petite société française immatriculée en Dordogne. Pas de capital-risque, donc personne à qui rendre une courbe de croissance trimestrielle.
Pas de régie publicitaire, pas de revente ni de cession de rêves. Le revenu vient de l'abonnement et des crédits vidéo, c'est-à-dire des personnes qui utilisent l'app. Elles sont donc les seules à qui l'app doit quelque chose.
Un réseau social ordinaire gagne à ce qu'on reste. Celui-ci gagne à ce qu'on parte : trois minutes le matin, et il a fait son travail. La nuit, le seul service qu'il rend est de choisir l'instant du réveil, donc de rendre du sommeil au lieu d'en prendre.
Une base documentaire sourcée alimente les fiches et les articles, la règle des trois statuts s'applique à chaque affirmation, aucun chiffre n'est publié s'il n'a pas été mesuré, et les erreurs de nos propres sources sont recensées pour ne pas être propagées.
Cette page ne nomme personne de l'équipe, et ne présente aucun conseiller scientifique. Non par discrétion : parce qu'il n'y en a pas encore. Les noms apparaîtront ici quand il y aura des personnes à nommer, et seulement après leur accord écrit. Afficher un comité qui n'existe pas serait exactement le contraire de ce que cette page essaie de faire.
Chercheuses, chercheurs
Étudier le rêve bute souvent sur le même mur : les récits arrivent sans la nuit qui les a produits. DreamShared enregistre les deux du même côté. Un récit porte son horodatage, et quand la nuit a été suivie, un résumé de sommeil lui correspond. Nous cherchons des laboratoires à qui cela peut servir.
Le cadre est écrit dans la base, avant toute collecte : consentement explicite, distinct de l'usage du service (le refuser ne retire rien à l'application), horodaté, versionné et révocable. Au retrait, l'identifiant qui reliait les échantillons au compte est effacé, ce qui rend anonyme ce qui avait déjà été recueilli.
DreamShared n'est pas encore lancé. Nous ne publierons pas un volume que nous n'avons pas, et nous dirons où il en est le jour où quelqu'un voudra travailler dessus. Une collaboration se décide sur des chiffres vrais, pas sur une promesse.
Des agrégats anonymisés, sur un protocole défini avec vous. Aucune donnée individuelle ne sort. Vous publiez librement ce que vous trouvez, y compris ce qui nous contredit, et surtout ce qui nous contredit.
Qu'on nous dise où nous nous trompons. La relecture critique de ce que l'app affirme vaut, pour nous, autant que l'accès à un laboratoire.
contact@dreamshared.com. Une description du projet, du protocole envisagé et de ce que vous cherchez suffit à démarrer la conversation.